Une passionnée…à la plume trop leste


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Pas de crise, bonne crise!

La crise financière, non banquaire, plutôt banco-financière -Terme dont j’ignore le sens, cependant une chose est sûre, ça a l’air bonnement économique- Et oui voilà, la crise économique semble décrocher le black-jack de la saison, vedette des journaux,mêmes les politiques d’entre eux s’y mêtent dernièrement, celui du PJD prend du recul, faut bien accompagner Lhaj de Meknès, Massae et campagnie parraîssent fort sérieux en la matière, certains disent même que M. Nini est allé faire un MBA pour ce faire, bref, la conjoncture économique internationale fait sans doute la joie des magazines et revues spécialisés, des articles tantôt méfiants, tantôt apaisants ou appaisés, des interviews à flot avec les experts du domaine, dit-on, même si j’ai toujours du mal à considérer un comptable, avec tout le respect que je leur dois » les comptables », comme étant un analyste financier. Mais que faire, mieux vaut un comptable aux propos réels et réalistes qu’un ministre qui se fait passer pour Isabella, et ne cesse de prévoir que de très beaux jours pour l’économie nationale.
En effet, ça semble difficile à digérer, le fait qu’un pays, sous-développé, allez disons le, en VOIE de développement, et parfaitement dépendant du reste du monde pour survivre, se tienne hasardeusement debout face à cette multitude d’intempéries le menaçant, d’une part, on constate que les états des lieux après, les dernières fièvres météoroglogiques, ne fait pas bonne mine et d’autre part, le secteur industriel et terciaire ne semble pas non plus épargné de la fameuse branchite économique. Mais, peut -on contredire les propos de M. Mezouar? Ne devrait-on pas lui emprunter son magnifique sang froid et sa mirobolante sagesse et réflexion? Enfin de compte, on ne saurait comparer le charlaton au toubib, pourtant, l’autre a dit:  » Même celui qui ne sait rien a son mot à dire, on lui a demandé: Mais comment? il répondit: Qu’il ne sait rien, n’est ce pas là une réponse! ».
A vrai dire, mon diagnostic de charlatone, ne se base pas sur des normes purement économiques, ce n’est qu’une constatation que même, le voisin du coin peut fonder, c’est juste que beaucoup sont les voisins qui peuvent constater et rares sont les constatations fondées!
Et oui, on a beau palabrer que le taux du chômage ne cesse de décroitre, que le pouvoir d’achat est en parfait et constant fléchissement, que la balance des exportations se porte mieux que jamais et que le tourisme est en lune de miel, n’est ce pas là, le portrait craché de l’utopique cité parfaite, dans ce cas, M. Salaheddine n’a rien à envier aux disciples platoniens. Par contre, n’est-il pas force que de constater que la crise s’est bel et bien enracinée au Maroc, mieux encore, qu’elle est dans ces stades, les plus avancés, là où après un diagnostic inutile, le mot navré devient implacable. Conséquemment, le jour où on se rendrait compte que le départ de Nissan du site tangérois n’est pas un fruit du hasard, que la multiplicité d’usines déclarées en chômages techniques depuis bientôt un semestre n’est pas un coup de tête, que le nombre croissant d’entreprises, se portant en difficulté, n’est pas une statistique à négliger, que Marrakech, Agadir ou Casablanca agonisent, le jour où le vieil conteur de Jamâa LEFNA n’aura plus de devises à convertir, ce jour, le Maroc pourrait enfin annoncer et fièrement qu’il est touché par la crise économique mondiale, sinon, rompre avec la globalisation dans une telle circonstance serait décidement, un mauvais pas.
Alors, Mr le ministre, un conseil d’ignare, qui ne sait rien: Pensez à changer de stétoscope!


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