Une passionnée…à la plume trop leste



Conventions sociales.

Qui de nous, dans son jeune âge, n’a pas eu de longues querelles avec ses parents (surtout sa maman) quant au salut des voisins, surtout la méchante voisine, qui quoique « indigérable », on est bien obligé de lui rendre son bisou matinal, sué et transpiré, ou encore l’obligation de faire semblant devant les proches les plus éloignés et impartiales, d’être enthousiaste à leurs visite et enchanté par leurs dires stupides, vide de tout sens ou encore si plein de sens cachés, qu’on arrive plus à se concentrer!
Qui de nous, n’a pas lancé un OUFF rebelle et désespéré quand le surmoi, l’oblige à se comporter « publiquement » d’une manière apprêtée et artificielle, à mentir pour se faire apprécier, à se maniérer pour être entouré et à changer carrément de peau pour se vêtir de celle d’autrui afin de basculer socialement et passer tout sauf inaperçu. Qui de nous ne s’est jamais posé la question, pourquoi? Pourquoi devrai je me comporter en autre que je ne suis pas? Pourquoi devrai je adopter des allures qui ne m’arrangent guère? Pourquoi parler en un ton qui n’est pas le mien? Pourquoi aimer quand je hais? Et pourquoi haïr quand j’aime? Pourquoi devrai je me plier aux volontés des autres au moment où je suis le plus prêt à me révolter? Pourquoi devrai je me révolter là où je ressens l’envie de me soumettre?
Qui de nous n’a jamais pensé, ne serait-ce qu’un laps de temps, une granule de pendule, une misérable seconde, pourquoi ne suis-je pas moi? Il est certain que nous sommes nombreux à nous demander pourquoi, il est certain également que ceux qui n’ont pas trouvé de réponse persuasive sont aussi nombreux, mais ce dont je doute fort, c’est la cadence de ceux qui ont osé en parler. Et oui, c’est pourtant rare, que le sujet soit évoqué chez nous, à la maison, convention sociale! Maman dirait sûrement que sa fille a une fois de plus sombré dans sa philosophie absurde, mes amis(es) les moins branchés intellectuellement flatteront mon expression en langue française au lieu de se prêter à une discussions sérieuse, par peur de se voir échapper des mots à la prononciation incompréhensible et incompréhensive, par crainte peut être de tomber en rupture de phrases explicatives, ou encore parce qu’il se trouve qu’ils apprécient tout simplement d’incuber des esprits et modes de vies qui ne sont pas les leurs. Qui sait? Personne ne sait. Les raisons sont multiples, la complexité de l’humain, et le complexe humanitaire, la société fraudeuse et mythomane, les parents craintifs et soucieux, les amis qui veulent plaire, l’occident séducteur, les traditions qui refusent de changer, les rites étourdissants, ces conventions sociales que chaque Marocain se doit désormais d’apprendre et de faire apprendre par soucis de vivre.
Évidence, aujourd’hui, la charte du bon citoyen se résume en trois grandes directives, sois hypocrite, et gagne ta vie, sois hypocrite et trouve toi un mari (#), soit hypocrite et remporte tout les paris.Cher lecteur, force est de constater que l’époque est révolu, où l’honnêteté et la bonne foi servaient à elles seules de nous qualifier de BON, le temps est passé où la spontanéité était un critère d’évaluation, il n’existe plus de décence ni de dignité pure, tout, le tout s’est altéré pour s’apprêter serviteur d’une société asociale!
Évidence, le hasard n’est plus hasardeux, tout est devenu manipulé et manipulable, rien n’est gratuit, et les heureuses coincidences on ne les voit que chaque Jeudi soir sur MBC2, à défaut des romans métaphysiques de Daniel Steel! Les paroles saines et florissantes ne sont prononcés que quand on insiste à recevoir autant et les bonnes actions ne sont entreprises que lorsque le vice rejoint le versât! Rien n’est anodin, tout est provoqué.
Évidence, tout est dors et déjà conventionnel, les rires les sourires, l’amour, l’amitié, le mariage, les enfants, le travail, la famille, tout est soumis au règlement social, tout est contrôlé et contrôlable, tout est vidé de netteté et de transparence.
Évidence, je suis Jeune, donc j’ai droit à l’erreur, je suis un être humain, donc j’ai droit à plus d’erreurs, je suis Marocaine, donc j’ai droit à toute l’erreur!

NB: Prière de ne pas considérer le « tout » dans mon récit, comme étant globalisant et global. Le ciel nuageux, cache bien un soleil timide, qui est mes parents, les vôtres, les siens, et les leurs!


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