Une passionnée…à la plume trop leste


Les fervents hypocrites(2)

Bonne année 2009, et puis n’oublions pas le Héjir, Sana Saiida 1340, la patissière de corriger: C’est 1430 Asi lhaj!

 Ah oui, maudit Satan! C’était L’haj Laarbi, qui est venu chercher la bûche du nouvel an, fort joyeux comme s’il avait rêvé du Saint Christ la nuit dernière, il céda à un gourmand pourboir et regagna sa BMW série 22, oui série 22! N’allez pas croire que nos Haj à nous sont touchés par la crise, nullement!

D’ailleurs, chez nous au Maroc, pays de la paix et de la bien aisance, » j’y reviendrai plutard », personne quasiment personne ne parait affecté par la dite crise économique, la preuve est pourtant claire: On ne ménage aucun soucis à redécorer nos maisonnettes à l’occasion du nouvel an, on se hate à remodeler nos bagnoles et on n’hésite point à « voler » première classer, illico, vers la déstination la plus choc de la saison, et qui parle de crise?

Les salons d’esthétique se goinfrent de jeunes dames, célibataires pour la plupart d’entre elles, faisant la queue pour un misérable broching à 100 balles, ou des méches qui sont tout sauf esthétiques, frôlant les 300 balles, chacune selon la qualité de sa chevelure, précise la coiffeuse! Elles sont là, impatientes, aux regards pétillant d’espoir, l’espoir que 2009 puisse leur apporter la chance de tomber sur le prince charmant qui leur évitera de vivre le même embarras une année de plus, à savoir que lorsqu’on dépasse les trentaines, le critère du charme semble peu intéressant, ce qui importe, c’est qu’il soit un HOMME, oui… Comme si elles avaient le choix!

Maintenant, allons voir de l’autre coté de la rive, regardez moi ces jeunes couples, sans oublier les pauvres dames de tout à l’heure, se faufilant devant les dancings les plus réputés de la place, certains tiennet fièrement leurs tickets 5000 Dhs à la main, d’autres se veulent plus sérieux et déterminés, c’est sans doutes, les mecs aux invitations, et là-bas dans le coin, un petit assemblé qui n’y voit aucun mal à parler politique, et se désole comme tout au monde du sinistre sort de leur frères palestiniens, en fin de compte, il aurait été plus appréciable qu’ils soient tous là à fêter la « Bonne Année ».

Voilà , j’y reviens, le Maroc pays de la paix et de la bien aisance, c’est pourtant vrai, non? Hamdollah, pas de guerre, du moins pas à l’horizon, un taux de chômage à un seul chiffre, la productivité aussi, la pauvreté, l’analphabétisme, le développement humain, économique, touristique, tout, le tout se pointe à un chiffre près,  on est bien heureux, content d’être des spectateurs subissant sans agir, acteurs passifs et amorphes de notre quotidien, et on se console du fait qu’on est pas les seuls, nous ne sommes qu’un échantillon de toute une communauté malencontreusement arabe, ayant substitué ses principes par une poignée de dollars,  fait de l’hypocrisie sa sacrée religion, et d’un puie de pétrole( pour les pays qui en ont) leur ultime raison d’être, quant au reste( ceux qui n’en ont pas) ils passent leur temps à en chercher, et à se saouler quand ils n’en trouvent pas! Chez nous, c’est ça la paix, c’est passer son temps devant Al jazeera , s’émerveiller devant les bombardements israéliens, tout en gardant un oeil sur la montre, oui faut bien aller se préparer pour la soirée du nouvel an!

Admirablement, il est bien apparent que la série des fervents hypocrites ne s’arrêtera pas au 2, je sens bien l’arrivée de plein d’autres, plus ardentes et bonnement « HYPOCRITES », et crise vous dites?


Quand le Maroc jeune!

Nous revoilà toujours entrain de mettre sous la loupe supposée être d’ores et déjà fatiguée de nous transmettre l’atrocité de cette hypocrisie marocaine qui se voit graduellement en constant pas vers « un avenir prometteur ».
Et oui aujourd’hui c’est la pauvre loupe qui vous récitera sa corvée, sa tristesse et son déséperance à force d’observer l’aspect comportemental et bonnement paradoxal de la société marocaine, une société qui depuis la nuit des temps nage et dévague dans un panaché ( là c’est la soif qui parle) d’hypocrisie, de m’as tu vu, et de frime!
Mais frime t-on au ramadan? ce mois sucré « sacré » où piété modestie et charité se doivent d’être au rendez vous, pourtant chez les marocains ( les marocains qui jeunent) ramadan demeure le mois de prétention par excellence, ce n’est qu’au ramadan, que l’on se rende compte que les fruits et les légumes sont hasardeusement bon pour la santé
( les pauvres peuvent s’en passer), ce n’est qu’au ramadan aussi que la viande devienne une nécessité implacable ( les pauvres peuvent s’en passer ) et ce n’est qu’au ramadan que le sport( et que les pauvres…)  devient par pure magie, le loisir le plus favori sur la liste des priorités de ces marocains ( parmi la panoplie d’adjectis qu’on peut leur trouver, il n’y a par conséquent que « marocains » qui convient le plus et le mieux) dont la famine lattente les  pousse jusqu »à l’endettement,  ce qu’on appele communément  dans le jargon bancaire, les crédits nutritifs!
Il est midi, Adil vient de se réveiller, il enfile ses nouveaux jeans levis , un t-shirt signé POLO et des babouches récemment offertes  à l’occasion du ramadan , par son beau- père Mr lahlou bennani berrada , bref tout ce qui pourrait vous indiquer qu’il est évidemment FASSI, un bout de papier est laissé sur le nouveau couvre lit acheté à l’occasion du ramadan( :S) , Ghita lahlou bennani (voilà je me tais)  son épouse a écrit dessus : » chéri, n’oublie pas de faire les courses, d’emmener les enfants au cours de danse , de me chercher ma nouvelle djellaba de chez la couturière, des dattes de chez Lhaj laarbi et deux bouteilles de champagne pour la réception d’aujourd’hui, bisous » !
Imaginez avec moi la désolance de la pauvre loupe en zoomant cet oxymore marocain, cette étrange coexistence de la djellaba, des dattes, du vin et de plein d’autres ingrédients qu’elle a du surement manquer dans sa lecture, voyez vous l’effet de la globalisation, des libres frontières dont la lacheté a laissé le vin cotoyer les dattes dans la table musulmane, voyez vous cette AMATION*(  synonyme de schizophrénie) qui nous a étourdie, ne sachant quel courant suivre, quelle idée adopter, et autour de quelle table devrait on s’assoir.
De l’autre bout de la rue, la femme du gardien de nuit, Hmida, s’empresse d’aller chez les Mernissi ( adil et ghita), pour faire le ménage hebdomadaire, constatant que ces 4 filles non plutot 5, attendez là y a deux autres moms « cancaténées »  à la porte de la cuisine, c’est à dire au salon, bon ça peut être ce que vous voulez comme la maison de Hmida n’est qu’une chambre multiusage! et étant analphabète( donc pas de bout de papier  ni de neuf couvre lit d’ailleurs) elle en réveilla une,  » Fatiha réveille toi, yalah, fatiha, écoute je vais chez hadouk lfassa pr le ménage, occupe toi de tes soeurs, dis à ton père d’apporter du couscous, et avec un peu de générosité un petit peu de chair, ne prépare rien pour lftour(comme s’il y en avait de quoi ),  ils organisent une réception aujourd’hui, moujoud lkhir »
Adil et Hmida ne sont q’un exemple, un petit échantillon inconsidérable mais trop expressif et parleur, dénonçant le devenir de tout un peuple, mettant en flagrante évidence les états des lieux de toute une société, où avec un zest de chance, le bonheur des uns fait bien parfois le bonheur ou plutot le ftour des autres, sauf que des Mernissi on en trouve qu’aux coins des rues, alors que c’est hmida et semblables qui  les peuplent .
Quand le Maroc jeune, c’est pour que les riches s’enrichissent et que les pauvrent s’appauvrissent, maigrissent, disparaissent!


Ce Maroc qui change…

Comme il a été établit , le changement  est un ingredient indispensable à la continuité, au développement, à la réussite , à la vie … Et  comme par convention nul ne peut ignorer les bienfaits que procure ce précieux élément , et dont les retombées ne s’avèrent dit-on que bonnement prometteuses dans n’importe quel chantier et au sein de quelconque environnement évolutif et métabolique.
Cependant, nous ne pouvons rester au dessus du mêlée,( si mêlée il y a), et le changement se veut  » pourtant »  et parfois  malencontreux et péjoratif, la preuve? Ne cherchons pas loin, puisqu’elle est au bout des doigts, posant à la une d’un Maroc trébuchant socialement, boitant économiquement et politiquement effervescent, bref, un Maroc en plein CHANGEMENT.
En effet, tout, quasiment tout dans ce beau pays est en proie du changement,  ce dernier évolue à pas sur et à vitesse en crescendo, à commencer par le peuple, modiquement transformé en  » masse » ou « masse populaire » quand on se veut plus pathétique, sa mentalité  et sa « je veux » attitude pour atteindre un niveau plus « respectable » hiérarchiquement et surtout plus apparent qu’est la sphère bourgeoise,  hasardeusement appelé  » minorité intelectuelle »  et sa « je décide, je gouverne, j’impose, etc » attitude( à noter que les statistiques démontrent que c’est ici que l’analphabétisme puisent ses sources) c’est ce qu’on appele au glossaire du changement, l’analphabétisme de luxe! intéressant? attendez le pire est à venir.
Et oui,  d’emblée le pire n’a pas tardé à pointer son nez dans tous les domaines affectés et/ou infectés parait t-il par ce concept du « changement » que les marocains ne ménagent aucun dérangement à appeler « mythe »  et auquel ils rendent grâce tous les bienfaits de la nature, les bonnes coincidences d’une stratégie gouvernementale,de la hasardeuse bonne gestion d’un portefeuille ministériel, l’aménagement d’un jardin communal  à la peinture des trotoires et des fameux dos d’anes!  Que Dieu bénisse le changement mes amis! et surtout  que ça ne nous échappe guère:  » que Dieu puisse bénir ces initiatieurs »! Evidemment, puisque ce sont ces initiateurs appartenant à cette crème sociale posée intelectuellement , nipée pécuniairement et haut placé gouvernementalement qui se situent derrière tout ce tsunamie métamorphique ayant envahi la totalité des registres clès du royaume » Vive le roie » en passant, à commencer par le registre administratif, au niveau duquel le changement est bel et bien présent, avec des fonctionnaires fontômes; et quand ils apparaissent, forts somnolents ou méchamment agressifs vis à vis des citoyens »vive le peuple » en passant aussi; mieux encore, un taux de corruption en parfaite hausse et qu’on aurait du par l’occasion, insérer parmi les indices boursiers les plus potentiels de la place, à ceci s’ajoute, la mirobolonte bureaucratie devenue l’attrait implacable de l’administration marocaine. Assez? Patience mes chers, il reste l’économie, oui une économie où l’arbitraire demeure maître du jeu, un immobilier tantôt en constante flombée et tantôt en inquiétant fléchissement, ou encore ce taux de bancarisation qui ne dépasse pas les 20%, aussi ne faut il pas oublier les fantaisites recettes fiscales en pleine fluctuation, arrivons maintenant au social, et la fameuse politique de BRICOLAGE, en effet, il va sans mot dire que depuis la nuit des temps, le Maroc sociale a toujours fait pâle figure, comment ne pas l’être? Quand l’effectif des mendiants dépasse de loin celui des travailleurs, quand le nombre des enfants faisant la queue pour un seau d’eau potable est cent fois plus que ceux accédants aux bancs des écoles, quand les boulevards sont ornies de jeunes prostitutés(es)plus que de lampadaires, comment ne pas faire bonne mine, quand les taux de délinquance, d’analphabétisme et de criminologie deviennent « par malheur’ incontrôlables.
A tout cette caravane, s’ajoute la politique, avec le surgissement , on ne sait d’où, d’un PAM en guise de la pinpante DREAM TEAM à la sarko, ayant pour ultime objectif … CHANGER voire maquiller le paysage politique Marocain et érradiquer cette balkanisation ( terme dont j’ignore la siginification, mais apparemment, ca a l’air piquant en matière politiquo-journalisitique) qui prend ,désormais, plus d’ampleur que ça ne mérite.
 A vrai dire, tout ça n’a rien de différent ni de choquant de la stupéfiante Fatwa d’un certain Meghraoui, qui, lui se veut pourtant plus explicite et décide par coup de tête de halaliser la pédophilie en mettant à l’écart, tout les efforts de siècles de travail acharné, de lutte contre l’exploitation sexuelle et abusive des enfants, en balayant tout un arsenal d’ONG ayant milité d’arache pied pour la cause juvénile, ce Fkih n’est en fin de compte qu’un échantillon représentatif de beaucoup d’autres Maghraouis, peuplant tribunaux, hôpitaux, écoles et administrations, à l’excepetion de quelques bonnes consciences non encore contaminées par le virus de changement à la marocaine.
Et par pure magie, nos initateurs bénis ne cessent de réciter: »l’économie va bien, la politique se politise, l’économie économise et le social se porte mieux que jamais », allez y comprendre quelque chose! abstraction faite: ça change vraiment au Maroc!

 


Partisane, mais à quoi?

Http://lapartisane.unblog.fr, on dirait que c’est le blog d’une écrivaine, passionnée, engagée, à le lire, on croirait surement qu’il s’agit d’une politicienne réfléchie, consciente du sentiment de l’appartenance, sachant ce que ça fait que de faire partie d’une communauté, un clan, une société, en parfaite connaissance du sens d’ « APPARTENIR », il y en a, qui penseront que s’appeler partisane, est une façon parmi d’autres, de faire embellir son blog et le rendre plutôt attractif, un moyen d’emballer des idées citoyennes et patriotiques, de faire avancer des pensées saines et « propres », en guise de tentative de se creuser une place, un statut cybertique, de le faire balancer à chaque fois qu’on a besoin d’esthétiser sa personnalité intellectuelle face à autrui. 

A toutes ces personnes, je dis que vous avez amplement, bonnement, parfaitement tort, ça m’est désolant de vous avouer que vous n’avez quasiment aucune idée du mot « partisan » et ça m’est encore plus amère de vous annoncer que moi non plus. 

Par conséquent, il me semble qu’il est temps de partir à la quête de la partisanité, comprendre ses travers, déguster son goût, déceler son mystère. Le mot partisan tel qu’il est défini aux dictionnaires est le fait d’être favorable à un courant, se porter attaché à un parti, une cause, ou encore une doctrine, ça consiste tout simplement à défendre un principe, une idéologie ou encore une opinion, en voilà des définitions archaïques, ordinaires, n’ayant rien de concret, de tangible, d’empirique, en les lisant, on a l’impression que d’être partisan, « partisane » dans mon cas, est un fardeau, une mission n’ayant pour aboutissement que de défendre quelle que chose qui n’est pas la notre, et qu’on est en revanche forcé de conserver, en voilà des définitions qui au lieu de nous encourager à vouloir rester ou devenir partisan(e), nous inhibe, mieux encore, c’est pourtant l’effet contraire qui surgit, ce sentiment de rébellion, de refus de défendre ce qui ne nous est pas patrimonial, cette volonté de s’évertuer, de chercher une cause personnelle, à laquelle on voudrait bien adhérer. 

A mon sens, être partisan, c’est plus large, plus profond, plus dimensionnel, ça demeure loin d’être cerné par une simple idée, un lieu géographique bien précis, ou un moment donné, être partisan, ce n’est d’autre, que de n’appartenir à rien, se déchainer de toutes contraintes, aucune astreinte, pas de violence ni d’assujettissement, être partisan, c’est mener un quotidien libre, affranchi, c’est se porter responsable de ces actes, n’avoir de compte à rendre à personne, devoir le respect aux autres, c’est savoir partager, donner et recevoir, défendre tout ce qui est vrai et vérace. 

Http://lapartisane.unblog.fr, c’est être partisane, à la parole libre, à l’amour, à la vie …. 


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