Une passionnée…à la plume trop leste


Mon amie, la solitude

Solitude, Oh ma redoutable ennemie, et pourtant tu demeures ma plus fidèle amie, tu es la seule qui ne m’as jamais trahi, la seule qui refuse de me quitter, la seule à m’aimer, à m’aimer sincèrement, purement , profondément.

Savais tu que tu es également ma préférée? Toi, qui ne dit point un mot, silencieuse à mes cotés, tu m’observes furtivement sans que je te vois, mais je te sens, oui je sens ta présence partout, tu es d’ores et déja le devenir qui me comble, l’avenir que je redoute!

D’emblée, je me demande si tu t’amuses à me voir souffrir? si tu réalises l’intensité de ton omniprésense, qui m’offense, me blesse, me tue…
Ingrate que je suis! je tourne le dos à celle qui m’a abrité sous son toit, au moment où j’étais tourmentée, délaissée, perdue! Oh, ma chère, tu dois surement pensé que je ne veux plus de toi, que je rompe avec notre solide et ancienne amitié, que je t’abondonne!

Et bien tu as tort, entièrement tort, parfaitement tort! Es- tu surprise?ça ne t’es pourtant jamais arrivé de te tromper, ta sagacité et ton flair exceptionel te guidaient vers moi quand j’avais besoin de ta compagnie, alors que je présumais niaisement que tout allait bien.

C’est plus le cas, Solitude, précieuse Solitude, je te veux encore prés de moi, je veux que tu me protèges, protège moi de ce monde orné de trahison, de haine et de mépris..

En guise de morale, » la solitude est la meilleure amie de l’homme, l’homme le sain, le spontané et le candide » bref, tout comme moi:)


A rêve perdu…

Il était encore 17h30, il commençait d’emblée à faire noir, la nuit étalait son satin obscur sur la corniche de la ville, les vagues de la mer somnolaient au rythme doux des quelques brumes qui embrassaient l’horizon, le sable s’assombrit, la plage se tut.

Ils étaient là, assis sur un bon, à moitié cassé, mais ça ne les dérangeait pas, comme ils paraissaient ne pas trop s’intéresser à ce qui les entoure, main dans la main, ils contemplaient l’apparition de la lune, celle-ci toujours somptueuse, dans sa robe en argentée, faisant l’éloge de sa magnificence, mais il ne paraissait pas remarquer la beauté de la lune face à celle de sa compagnante,il ne l’a pas quitté des yeux depuis, elle en semblait cependant, intimidée, enchantée, émue. De temps à autre, elle l’effleurait d’un regard furtif, comme si elle s’assurait qu’il la regardait encore, et pourtant oui, il n’a pas cessé de la considérer.
La nuit tombée, ils se sont levés, il l’a enlacé du bras, ne contestant pas, elle fait de même, ils marchaient à petit pas, le silence régnait, un silence calme, peinard, un silence qui exprime ce que les mots ne sauraient décrire.

Soudain, elle se tourna vers moi, me dévisagea et doubla son pas, ne comprenant pas ce qui ce passe, il se précipita lui aussi, ils marchèrent en grande haleine, jusqu’à ce qu’ils atteignirent le parking. J’ai beau essayé de décoder cette œillade, cette injure lancée juste par le biais des yeux, c’était tellement bref, ciblé, offensant. Jamais on ne m’a fait sentir que ma présence était indésirable, opportune ! Toutefois, je ne l’ai dérangeais pas, j’étais là, tout prés, à les regarder, à m’imaginer dans les bras de mon prince charmant, c’est vrai que je l’enviais, j’aurai tant voulu être à sa place, sentir ce qu’elle ressentait, vivre ce qui la rendait plaisamment émotionnée, impressionnée, heureuse ! Mais je vous le jure, je ne l’ai gêné pas, je ne faisais que revivre mon rêve de petite fille, cette utopie du « prince charming », la cendrillon tombée éperdument amoureuse de son cavalier, le cavalier qui l’aimait pour ce qu’elle est, et non pour ce qu’elle pourrait être …

Quelques minutes après, il lui ouvra la porte de sa voiture, attendit jusqu’à ce qu’elle prenne place, il se mit à genoux, et la demanda au mariage ! C’est étrange, mais j’étais contente pour elle, contente de constater que ma présence lui a apporté bonne chance, contente de savoir qu’en fin de compte, je ne suis pas si gêneuse, comme elle me chercha du regard , m’observa un moment en souriant, et fit oui de la tête !
Il est 20h30, mon téléphone sonne, ma mère s’inquiète au bout du file, c’est alors que je me rends compte qu’il faisait tard, je prends un taxi.

A REVE PERDU, COMMENCERONS MES 20ANS !!


Escale à Casablanca

Casablanca, ou Casa comme l’appellent certains, est le cœur battant du Maroc, c’est la capitale économique du pays, ce qui lui doit le surnom de métropole, vu la cadence démographique qui y existe. Pour beaucoup d’entre vous, qui lisez cet article, parler de casa (voilà je m’y fais aussi), est un fait extrêmement naturel, du moment que plusieurs plumes se sont succédées dans la description de cette ville fascinante (dans les deux sens), un bon nombre de cinéastes ont consacré des films au vrai sens du terme(Casablanca by night et j’en passe), dans la seule optique de mettre en évidence une ville aux multiples facettes, une maison aux dénombrables chambres et chambrettes.

Et bien, sans vanité, je dirai que cet article fait l’exception (oui j’exagère), pour la simple raison que ce n’est ni une écrivaine, ni une journaliste qui l’a écrit, c’est juste les propos d’une jeune marocaine, étourdie par l’immense paradoxe qui surgit de cette casa, dont la blancheur m’étonne. Non, sincèrement, comment peut on parler de maison blanche, avec toutes les saletés qui l’entachent ? La pollution environnementale et « HUMAINE » qui s’y côtoie étrangement.

Oui, pollution humaine, vous n’en avez jamais entendu parler, ben moi si, ça se dit souvent sur les personnes qui mènent des vies dérangeant l’ordre public, ordre ? Allez, disons plutôt les valeurs et principes marocaines (forcément musulmanes), clair comme ça ? bien.
Où en étais-je ? Oui, le paradoxe casablancais, qui traduit de manière plus générale, le fameux oxymore marocain, qui met en scène des protagonistes qui ont du certainement oublié leurs textes, puisqu’ils jouent le rôle, mais prétendent niaisement qu’ils s’en sortent bien, malheureusement, la réalité fait pale figure, et les pronostics sont amèrement pessimistes, pourquoi une si rude critique ? Je vous réponds.
Au cours de mon récent voyage à Casablanca, j’étais frappée par la modernité de cette ville (moi qui viens d’El Jadida), et son potentiel économique, illustré par la panoplie d’usines et d’entreprises multinationales qui s’y sont installées lors de la dernière décennie, sans oublier le Technoparc casablancais, exemple du développement industriel de la région et du Maroc tout entier, aussi, les grandes villas-châteaux m’ont fasciné, les quartiers chics avec un gardien à chaque coin de rue, les voitures derniers cris, des casablancais(es) très fashionables, tout ça, ca m’a troublé, au point de me demander, suis-je bien au Maroc ? Mais où sont ces chômeurs ? Elle est où cette majorité analphabète ? Bon Dieu, où sont les pauvres ? Les bidonvilles ? La misère ? (sourire), pas trop loin, 15 Dhs de taxi, et vous voilà en plein centre de la quoi ? Capital économique, dit-on, regardez moi, ces casablancais, qui font la queue pour un seau d’eau potable, ou ces petites bonnes qui bossent pour quelques minables dirhams la semaine, ou encore ces jeunes filles (garçons aussi) qui au lieu de mener une vie digne comme leurs copains(les riches), se faufilent sur les trottoirs des boulevards de la métropole, vous comprenez maintenant pourquoi lui a-t-on donné ce pseudo ?

Mon escale à Casablanca, était bref mais enrichissant, j’ai appris que nous sommes un peuple d’interface, on prête beaucoup d’importance aux apparences, rouler en Ferrari alors que d’autres crèvent de faim, nous est complètement égale, jouir des délices de la vie, au moment où d’autres n’ont même pas de quoi s’offrir des nécessités, on s’en fout éperdument, j’ai constaté également que Casablanca, n’est en fin de compte qu’un petit Maroc, c’est un échantillon représentatif de la gangraine de fléaux sociaux qui prennent de plus en plus d’ampleur dans ce pays où, le vrai s’est complètement assimilé au faux.

Nous sommes des acteurs hollywoodiens, on leur doit un Award pour ça !


Les fervents hypocrites

Comme l’ignorait la quasi-totalité des Marocains, le Mercredi 9 Janvier, c’était le fatih Moharam du nouvel hégir 1429, une nouvelle année certainement prometteuse en matière de surprises, d’ailleurs, elle n’a pas manqué de nous en prouver une, bonne, qui cristalise encore une fois le grand attachement du citoyen Marocain à l’Islam, ce dernier est devenu postulat de toute personne désirant vivre en paix, tout en conservant l’exercice des « 26 piliers » (dsl pour l’exagération), notamment le fameux pélérinage accompagnée de la coquette »Omra », en s’offrant à la fois: nomenclature, shopping et piété.

En effet, le -haj- ou la -hajja-, symbole de sagesse, pureté et bonne foie, n’hésite pas, à chaque fois que l’occasion se présente, de faire part à leur entourage du prestige des Saoudiens, les luxeux hotels et la climatisation de haute gamme, un autre critère aussi imposant que la foie, c’est la bousculade devant les patisseries, car notons le bien, quand il s’agit de bouffe les Marocains sont « sérieux » voir meme trop strictes et pratiquants, des gateux faisants entre les 15 et les 20kg (encore de l’immodération :d) avec « BONNE ANNéE » et un espace vide à coté qui vous laisse le choix entre 2008 ou 1428 et voilà une deuxième bonne surprise, on commence enfin à nous adapter à la libre expression, y en a certain qui commence à vivre pleinement leur hypocrisie malgré le peu d’obstacle qui les en empeche, comme la résistance des deux militantes froncophones, 2M , TVM qui ont insisté en dépit de l’extreme gauche, à réaliser une soirée special « Fatih Moharam » et inviter les plus célébres stars des -Amdah-, les spectateurs fort somnolants, faisants des vas et viens avec leur tetes allourdies par les chapeaux rouges traditionels et vetus de djellabas blanches, réfèrant à un troupeau de « tayra bgar » émmigrantes, il n’y pas de plus beaux que la magnificence de ce tableau rassemblant: sommeil, mensonges et sournoiserie, avec notes rebelles de ronflements. Enfin, tout participe dans ce beau pays à accentuer ce climat d’hypocrisie, malgré les rares brumes de sainteté et de bonne intention. 


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